En France, aucune échelle de tri ne s’est véritablement imposée. Des initiatives locales, empruntées aux échelles de tri anglo-saxones ou à la première version de la CIMU (voir historique de la CIMU) ont vu le jour. Néanmoins, peu de structures d’Urgences ont encore véritablement défriché le sujet. Quand on lit les exceptionnelles publications françaises sur ce sujet, tant dans la littérature que lors des congrès, un besoin fort de consensus et d’uniformisation reste insatisfait.
Référentiel IOA de la SFMU
Néanmoins, la SFMU a émis en 2004 un Référentiel sur l'exercice de la fonction d’Infirmier d’Orientation et Accueil (IOA). Ce Référentiel disponible sur le site de la sfmu (www.sfmu.org) propose des recommandations sur la formation, mais également sur les conditions matérielles et organisationnelles d’exercice et sur les outils devant être mis à disposition [1]. Aucun outil n’est privilégié : « Le tri doit s'effectuer à partir d'outils spécifiques utilisés dans le service et sur protocoles écrits et signés par le responsable médical ». De plus, « les outils de tri, d'évaluation et la décision du lieu de soins adapté doivent être le résultat d'une réflexion médicale et infirmière et faire l'objet d'un consensus ». Enfin, ce Référentiel stipule au Chapitre Qualification Requise qu’il faut « Avoir suivi une formation spécifique IOA effectuée par des organismes agréés par les sociétés savantes de l'urgence ». Mais à ce jour, ces organismes sont rares (les CESU ?), en attente d’agrément (les Collèges Régionaux de Médecine d’Urgence ?) et très peu offrent une formation spécifique. À ce sujet, l’état des lieux reste à faire. |